Un mois d’avril ma foi fort prometteur
A l’instant sur France 5 encore, la rediffusion de C dans l’air concernant la violence et ses conséquences sur la campagne électorale. Une bonne remarque de C. Barbier: on ne connaît pas la réaction de notre lumpen-prolétariat à une éventuelle élection de Nicolas Sarkozy. On peut très bien imaginer, dit-il, une nuit d’émeutes en réaction (Imaginez à fortiori un second tour Le Pen – Sarkozy).
Un troisième tour “sociétal”
En réalité le moindre esprit un minimum éveillé sait que ça pétera, et fort. Car en plus de la banlieue, il y aura les gauchos de base, et les journalistes intellos, le “tout sauf sarko”.
N’oublions pas les bobos qui luttent contre les “rafles” policières.
Quine: Un quatrième tour social
Oui, enfin, il a déjà commencé: les ports marseillais bloqués, restructuration du frêt ferroviaire, grêves contre la privatisation de l’ANPE. On peut aussi imaginer les profs se joignant à la lutte. Pour quelles raisons, je ne sais pas, mais faîtes leur confiance pour en trouver.
Et les fonctionnaires aussi, pour lutter contre le non-remplacement de leurs postes.
Je souhaite bien du courage à nos gouvernants. Plutôt eux que moi.
A l’international, les USA devraient mettre copieux à l’Iran début avril.
Que du prometteur! This is Armageddon man.
Ce qui est marrant, savoureux et à relever: c’est quand les hommes politiques n’ont jamais autant parlé de République que le refus d’un résultat électoral se fera le plus fort et le plus radical.
Certains avaient noté la modification lexicale de nos dirigeants, en 2005, lors du référendum: On abandonnait le concept trop exigeant de démocratie, devenu impossible à maîtriser (les électeurs n’étant pas assez dociles aux consignes de vote) pour lui préférer celui de République, plus abstrait, fourre-tout, et aménageable à souhait.
Cela semble ainsi, à première vue, presque certain: la République se fera au détriment de la Démocratie, comme la nouvelle Nation se construira en opposition aux français traditionnels.