Un article sur Google
Un article du Fig Mag de ce week-end page 87 (édition du Vendredi 31 décembre 2004) présente la technologie Google aux lecteurs.
L’article est assez clair, assez élogieux pour le moteur de recherche. L’auteur regrette tout de même la présence trop importante de liens commerciaux qui ont tendance à fausser les recherches.
Je comprends que l’on puisse formuler cette critique, même si personnellement les liens commerciaux ne me gênent pas. En revanche la conclusion de l’article est franchement douteuse, et montre, je pense, que l’auteur n’a pas bien compris comment fonctionne internet:
Pourtant, pollué par les procédés commerciaux qui ont fait sa richesse et soufrant des limites inhérentes à la conception de son moteur, il reste un outil imparfait. (…) Ne pourrait-on pas rêver, à l’exemple des bibliothèques publiques, d’un moteur de recherche financé par les Etats plutôt que d’abandonner la recherche internet à des sociétés commerciales?
Pourquoi cette idée sytématique de recours à l’Etat, dès qu’un constat d’imperfection est relevé? Qu’est-ce qui est parfait? L’auteur pense t-il que l’Etat fera mieux qu’une société commerciale, alors qu’il n’entrera pas dans le jeu de concurrence que se livre les acteurs du marché (aol, msn, yahoo, amazon…) ? Je pense qu’il commet une erreur récurrente des étatistes qui est d’analyser la situation à court terme, alors que le processus de recherche et de création animé par la concurrence se joue sur le long terme. En effet, qui aurait prédit au début de l’utilisation massive d’internet, au milieu des années 90, que les moteurs de recherche seraient si performants, même si imparfaits?
Il faut faire confiance aux acteurs du marché pour trouver, à force de travail, dans la durée, des solutions aux imperfections des outils actuels.
En tout cas ce n’est pas par la solution de l’intervention étatique, qui fait penser à une formule magique (cliquons des doigts et l’Etat va régler le problème!) que les choses s’arrangeront.
C’est une manie particulièrement agaçante de se tourner vers l’Etat dès qu’un problème se présente. Une attitude irresponsable d’enfant à ses papa-maman.