Back from camden

Transports en commun

Mon quota de rencontres humaines journalières est de 4. C’est très peu, je sais. Ce seuil une fois dépassé, je pars en vrille.

L’inconvénient du train, ou autre transport en commun, voyageant de nuit, c’est qu’on s’y emmerde de pied ferme.
Je sais que le Hongrois et toute sa clique exploiteuse, Christine Boutin en tête, adorent dénoncer la prostitution, promettant même de la criminaliser.
Mais s’il y a bien un endroit où elle manque, c’est dans de tels endroits.
Au lieu de passer la nuit seul dans sa cabine, en traînant une petite heure au bar – wagon-restaurant à la rigueur, des services d’accompagnement de charme devraient être proposés. Non pas organisés par l’organisme de voyage. Il suffirait de  simplement tolérer la présence d’hôtesses, dans des wagons communs de rencontre.
Est-ce si compliqué?
Justement, j’ai à l’occasion des fêtes voyagé en train, partant de Bellegarde-sur-Valsérine (Ain), jusqu’à Paris. J’avais réservé au départ une simple couchette dans un compartiment commun. Mais comme je l’ai dit, ma tendance à l’humanophobie va en s’accentuant lourdement, et côtoyer des étrangers de l’espèce humaine me devient vaguement insupportable.
Fort heureusement, j’ai rencontré sur le quai un camarade de classe, qui, lui, avait réservé sa cabine personnelle. Il m’a donc proposé de la partager, devinant à juste titre qu’il devait y avoir à l’intérieur de celle-ci des couchettes non utilisées.
J’ai pensé un moment aller voir dans mon compartiment abandonné, jeter un coup d’oeil sur la faune que j’aurais du cotoyer. En effet, je commençais à fantasmer sur les top-models que j’aurais pu y trouver, qui sait!

Mais, ne rêvons pas trop, il est tout de même assez rare de voir Laetitia Casta et Allessandra Ambrosio voyager, en train, en seconde classe, en wagon-lit, partagé.