Back from camden

A feria di San France



A feria di San France, Canta u Populu Corsu, Canti di a Terra e Di l’Omi

Sur deftones

D’abord un triste constat: vers 17 ans j’écoutais les deftones jusqu’à la métempsycose. Ce qui manifestement n’est pas un signe très encourageant pour déterminer mon état de santé mentale de l’époque (certains enlèveront “de l’époque”).
Bref, alors que je ne suivais plus l’actualité des deftones depuis bientôt dix ans, voilà que j’y suis replongé depuis quelques jours. Génial, une occasion de sortir de mon hibernation métalleuse (certains enlèveront “métalleuse”)… Etait-ce vraiment nécessaire ?

Et finalement peu importe les évolutions récentes du groupe, l’album Around the Fur, sorti en 1997, reste à mon sens sans conteste le chef-d’œuvre des deftones. On peut même le considérer comme un des albums majeurs du genre métal. Le son des guitares est perçant, cinglant, comme la voix de Chino affutée comme jamais – elle était encore en bon état… Abe à la batterie est incroyable lui aussi – écoutez par exemple le début du titre Around the Fur en l’enchaînant avec Mascara.

White Pony, le troisième album du groupe, est un ton en dessous. Les chansons marquent moins et se ressemblent toutes un peu. Les mélodies sont plus coulantes, le chant lascif. Même s’il reste un bon opus, ce n’est pas ça. Il y a moins de ruptures, de cassures dans les riffs et mélodies. L’album se veut plus lyrique.
Feiticeira par exemple aurait pu devenir un titre du phare du groupe, mais il y a dedans comme une retenue, un corset, qui empêche l’explosion logique de la chanson. Elle reste au final de bonne qualité, mais il lui manque un petit quelque chose.

J’ai envie d’omettre Adrenaline, le premier album, de cette évocation succinte, tellement il dénote par son caractère brut de décoffrage de l’évolution ultérieure du groupe. Cette première œuvre est excellente, monumentale, mais à part. Beaucoup plus métal et sans sophistications. Et terriblement efficace.

Dans cette vidéo mythique, en direct live du plateau de Nulle Part Ailleurs en date de février 1997, quelques jours avant leur passage en concert à Marseille où je fus présent, les deftones featuring Max Cavalera interprètent un HeadUp des plus déchaînés. A la fin de la représentation, Max en profite pour annoncer au monde entier le nom de son nouveau groupe, Soulfly – le terme Soufly étant mentionné dans la chanson justement interprétée ce soir-là (Soulfly fly free fly high).
Petite remarque concernant la vidéo, la réalisation y est complètement ratée. Un cadrage complètement à l’ouest, un éclairage surpuissant face caméra… Mais elle reste le témoignage d’une époque mythique pour moi.

Je devrais maintenant évoquer longuement les deux albums suivants, l’éponyme Deftones et Saturday Night Wrist, mais je n’en suis pas encore bien imprégné. Aux premiers abords, Deftones m’apparaît comme un niveau en-dessous, dans la lignée de White Pony, contrairement au plus récent Saturday Night Wrist étonnamment remarquable, plus original et novateur que les deux précédents.
Entre ces deux albums est sorti un saisissant B-Sides & Rarities, comprenant des reprises de titres connus, notamment de Duran Duran ou de The Smiths. De véritables pépites.

S’il fallait caractériser la musique de deftones, je la qualifierais de musique de crise. De tension extrême, au bord de l’explosion. Michael Douglas encore dans les embouteillages, les nerfs à vif, dans Falling Down, avant à partir en vrille, écouterait Around the Fur.

Après coup – j’entends par là lors d’écoutes ultérieures à la découverte d’un album précis – je pense qu’il faut alterner les meilleures chansons des différents albums, en faire un mix après sélection, pour bien apprécier toute la qualité du groupe. L’écoute linéaire d’un album étant peut-être un peu trop monotone dans le cas des deftones.
J’ai envie de rajouter que l’écoute se marie bien à la pratique d’un sport, la boxe idéalement.
Elle convient bien aussi à la voiture ; l’avantage étant d’être certain de ne pas s’endormir au volant.

deftones

Trompe le monde

Ce mix constitue une anthologie de six chansons tirées du dernier album des Pixies, Trompe le Monde.

C’est un album extrêmement original et singulier.

Je me suis un peu documenté dessus.

Il paraît que Trompe le Monde n’est pas très bien jugé par les fans traditionnels des Pixies. Il serait plus Punk-rock que les précédents, plus de tendance pop. Je suis d’accord sur ce point, si on le compare à Bossanova, mais Surfer Rosa a tout de même une dose de folie à ne pas négliger.

Frank Black est l’unique compositeur de l’album. Kim Deal, la bassiste, n’a joué aucun rôle dans la création, contrairement aux opus passés. En cela, Trompe le Monde serait plus le premier album de Frank Black, que le dernier des Pixies.

C’est une musique qui s’écoute assez fort. Pour pleinement l’apprécier, je vous conseille d’être dans un état d’esprit assez perturbé. Comme un semi-coma conscient, où l’esprit divague inlassablement, les jours de glandouillage massif.



Trompe le Monde

1 – Trompe le Monde
2 – Space (I Believe In)
3 – Alec Eiffel
4 – Letter to Memphis
5 – Head On
6 – Motorway to Roswell

Durée: 18,11 minutes

The Soup mix



The Soup mix

1 – The Lost Boys – Affection
2 – The Libertines – Can’t Stand Me Now
3 – The Kinks – Death of a Clown
4 – John Fogerty – Deja Vu
5 – The Pixies – Hang Wire
6 – Frank Black – Johnny Barleycorn
7 – The New Pornographers – The Laws Have Changed

Durée: 25,3 minutes

The Hee Mix



The Hee Mix

1 – Steelers Wheel – Stuck In The Middle With You
2 – Frank Black – Fare Thee Well
3 – The Pixies – La La Love You
4 – David Bowie – Drive-In Saturday
5 – David Bowie – Sorrow
6 – Frank Black – When The Paint Grows Darker Still
7 – Morrissey – You Have Killed Me
8 – The Pixies – Allison

Durée: 24,16 minutes

Mr. Tambourine Man

Musique

The Perfect Mix



The Perfect Mix

1 – Duran Duran – Perfect Day
2 – Nelly Furtado – Picture Perfect
3 – Nine Inch Nails – The Perfect Drug
4 – The Divine Comedy – Perfect Lovesong
5 – Weezer – Perfect Situation
6 – Lou Reed – Perfect Day

Duration: 25,33 minutes

Download the mix (23,5 Mo -128 kbps)