2005-11-16 - 2 commentaires
J’ai dû avoir vraiment l’air très con quand la nouvelle stagiaire, celle qui arrive en janvier, est rentrée dans le bureau: je suis resté immobile, bouche bée, prêt à gober tout insecte passant par là.
J’ai mis dix secondes pour répondre à son “bonjour”, le temps que l’information puisse monter au cerveau, trop concentré sur une tentative d’appréciation un tant soit peu objective de la créature.
Voilà, c’était l’anecdote de la journée.
Les prochains jours semblent prometteurs, tant niveau boulot que pour ma forme en général.
A+
2005-11-13
Et bien voilà une bonne journée de M**** comme je les aime.
Descendu à Aix, il pleut, j’attrape froid, mal de tête, je me fais mal au genoux à en traîner la jambe, bref tout va bien…
Alors que je devais dormir sur place, je décide un rapatriement d’urgence jusqu’à chez moi, en pleine nuit. Ce ne fut pas une partie de plaisir, vue la pluie qui tombait par torrent, la voiture a failli partir trois quatre fois en aqua-planning.
En tout cas, revoir Aix me donne une envie irrésistible d’y revivre.
2005-11-12
Je comptais aller marcher dans la montagne en me levant à six heures, mais finalement je reste dans mon lit.
Fais du CSS toute la journée.
Ah, nouvelle d’importance: je suis rattrapé par les évènements:
DEUX BUS ONT BRULE A GAP, HAUTES ALPES.
2005-11-10
Tentative de blog, pour cet hiver. Seul dans la forêt. J’achète des pneus neige.
2005-11-3
Lors de la dernière remise des diplômes de l’université de Stanford, Steve Jobs, président d’Apple, a eu l’occasion de s’exprimer sur quelques-uns des passages les plus marquants de sa vie.
Voici un extrait de son discours, concernant son passage à l’université:
(…) la faculté qu’il avait choisie était presque aussi chère que Stanford et que toutes les économies de ses parents étaient passées dans les frais d’inscription.
«Au bout de six mois, ça ne ne semblait plus justifié. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie et je ne voyais pas comment la fac pourrait m’y aider. Et j’étais là à dépenser l’argent que mes parents avaient économisé toute leur vie. C’est ainsi que j’ai décidé d’abandonner. C’était un choix risqué à l’époque. A partir du moment où j’ai décidé d’arrêter mon cursus, je n’étais plus obligé de suivre les cours qui m’ennuyaient et j’ai commencé à assister en auditeur libre à ceux qui me semblaient intéressants.»
C’est là où va se produire le déclic salvateur.
«A l’époque, Reed College offrait sans doute le meilleur enseignement du pays en matière de calligraphie. Sur tout le campus, la moindre affiche, la moindre étiquette était magnifiquement calligraphiée à la main. Comme j’avais abandonné mon cursus et que je n’étais plus tenu d’assister à des cours obligatoires, j’ai décidé de suivre un cours de calligraphie pour voir de quoi il s’agissait.
(…) J’ai trouvé ça passionant. Rien de tout cela n’était à priori censé trouver une application concrète dans ma vie. Dix ans plus tard, alors que nous élaborions le premier ordinateur Macintosh, tout m’est revenu en mémoire. Et nous nous en sommes servis pour le Mac. C’était le premier ordinateur doté d’une belle typographie. Si je n’avais pas assisté à ce cours à la fac, le Mac n’aurait jamais eu une telle diversité de caractères ni des polices aussi proportionnelles. Et comme Windows s’est ensuite contenté de copier Mac, il est probable qu’aucun PC n’en aurait eu.»
In Les Echos, Les grands patrons et la dialectique succès-échec.
2005-11-1

Sur le bord du chemin, vers le lieu-dit Pierre Pointue de la montagne de Ceüze, cet épouvantail délabré, posé là par des chasseurs.
2005-10-31
[Cette entrée est régulièrement mise à jour.]
Départ de chez moi dans les environs de 7h du matin. Ma propriétaire, à qui j’ai payé le loyer le jour d’avant, donc avec une dizaine de jours de retard comme à l’habitude, m’a proposé de m’amener à Aix, où j’ai rendez-vous. J’accepte bien volontiers.
Arrivé sur place, j’attends un petit quart d’heure devant l’université. Une sorte de clodo vient me tchatcher, me parle de tout et de rien, que la France est foutue, etc… Je reste stoïque et attend bravement.
Heureusement les filles arrivent en voiture. J’embarque, direction l’aéroport. Ralliement de tous les camarades de l’aventure canadienne.
suite »
2005-10-28
Ce soir il s’agit d’un moment d’une extrême tension sur le plateau de la star ac’. Cinq de nos moins bons compétiteurs vont s’enflammer pour tenter de sauver leur peau, et pouvoir aller faire une tournée magique, devenir une star. Mon quotient intellectuel étant basé sur celui de la courbe du CAC 40 (deux cent points de perdus en quelques jours), je vais bien entendu regarder l’émission. Enfin, je crois. Je suis dépendant de le l’internet, aussi. La soirée va donc tanguer, telle la balle de tennis dans le dernier Woody Allen, entre ma débilité et ma dépendance. Charmant programme. J’ai par ailleurs appris dans Les Echos d’aujourd’hui, à la page consacrée aux cotations, qu’il y avait un cours “Côte de porc”, un cours “Pommes de Terre”, “Banane”, “jus d’orange”, etc…
Ce cours “Pommes de terre” pourrait être intéressant à suivre, en cas de faillite de la France et d’inflation; j’imagine tous les citadins à l’assaut des paysans radins pour leur marchander quelques radis. Dans ce type de configuration, être dans la peau d’un responsable politique équivaudrait à une mort certaine à 90%. Toutefois je pourrais revoir ce pourcentage à la baisse, en prenant en compte deux facteurs: la propension animale de ces chacals à toujours s’en sortir, donc à s’exiler, d’autre part à faire de la surenchère, comme en ordonnant l’expropriation des paysans.