Back from camden

Fatigue politique

Mais malgré tous ces dires anodins et perdus dans la masse blogosphérique, je remarquais samedi midi en mangeant mes lasagnes surgelées que je devenais de moins en moins libéral et de plus en plus cynique, par je m’en foutisme, en acceptant l’existence de pouvoirs très forts et tyranniques. Une partie de moi prend un certain plaisir, je l’avoue aisément, à admirer les dictateurs user de leurs prérogatives sur le bas peuple. Je trouve cela extrêmement amusant, rien que de penser aux supplices éventuels me fait sourire.
Pour cela Mao a une place particulière dans mon cœur, et occupe la première position dans ma hiérarchie de tyrans. Nos démocrates sont de petits joueurs à côté, ils ont oublié la partie la plus rigolote du programme de gouvernants, faire souffrir leurs sujets. Ça pourrait être une définition de la démocratie: Les hommes au pouvoir se gavent bien mais la règle du jeu est d’accepter quelques droits pour les sujets et ne point les martyriser (là j’y vais un peu fort).
Le communisme, parce qu’il opprime concrètement les pauvres tout en prônant l’égalité, est remarquable d’efficacité et se doit d’être ici salué. Car quitte à opprimer une certaine partie de population, autant que ce soit les pauvres, c’est plus facile, et ça les communistes l’ont très bien compris.
Être libéral m’a fatigué. Il convient de l’être l’histoire de trois quatre ans, mais être raisonnable est lassant, et il faut savoir passer à autre chose. La mauvaise foi et le cynisme sont à considérer comme une alternative réfléchie. Il convient de ne pas la négliger. Car pourquoi toujours refuser aux gens ce qu’ils attendent, des puissants aimants pour les châtier comme ils le désirent si ardemment.
Payer 50% d’impôts est raisonnable pour la plupart des gens, certains en redemandent même. Les grenouilles demandent un Roi.