Alerte au cartel !!
J’adore ce genre de nouvelles…
Déjà que le marché de la téléphonie mobile est fermé par la nécessaire autorisation de l’ART pour un nouveau concurrent éventuel, les opérateurs en situation de quasi-monopole en profitent quand même pour se gaver…
Et les technocrates qui condament ces pratiques pour atteinte à la concurrence, ils ne voient même pas que le marché n’est pas ouvert.
Le droit de la concurrence (présent pour assurer soi-disant la “démocratie de marché” dixit ma chère professeur que je dénoncerai une fois l’année universitaire finie) est vraiment pitoyable et absurde.
Téléphonie mobile: les trois opérateurs accusés d’entente illicite
PARIS (AP) – Orange, SFR et Bouygues Telecom dans la tourmente. Les trois opérateurs de téléphonie mobile sont accusés de s’être entendus entre 1997 et 2003 pour fausser la concurrence, selon une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) publiée mercredi par “Le Canard enchaîné” et “Le Parisien/Aujourd’hui en France”.
Saisi, le Conseil de la concurrence a adressé aux trois opérateurs “une notification de griefs” le 1er décembre 2004 et devrait se prononcer “d’ici à la fin de cette année”, selon “Le Canard enchaîné”.
Orange, SFR et Bouygues Telecom se seraient partagé entre eux le marché du téléphone portable et auraient organisé une entente sur les prix. Ils risquent une amende de 10% de leur chiffre d’affaires mondial -soit plusieurs centaines de millions d’euros- pour ce “Yalta des parts de marché”, selon l’expression qu’aurait employé le patron d’Orange.
Dans un communiqué, SFR “conteste vigoureusement l’existence de toute entente ou d’un quelconque ‘contrôle’ du marché”. Bouygues Telecom a lui aussi rejeté les conclusions de l’enquête de la DGCCRF, soulignant dans un communiqué qu’il ne contrôle que 17% des parts de marché. L’opérateur dénonce également le “duopole Orange-SFR” et rappelle avoir déposé une plainte devant le Conseil de la concurrence contre les pratiques de ses concurrents.
Orange n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’Associated Press.
Selon le rapport rendu en mai 2004 par la DGCCRF et dont les deux journaux publient des extraits, cet “accord occulte horizontal sur longue période” a été conclu en 1997. Les trois opérateurs se seraient rencontrés “mensuellement” pour échanger des informations visant à fausser la concurrence.
La DGCCRF affirme notamment que les opérateurs se sont entendus en 2002 pour aider Bouygues Telecom, alors dans une situation délicate. “Il faut que Bytel (Bouygues Telecom, NDLR) remonte à 20%” de parts de marché, recommandait ainsi par écrit le 3 juin 2002 le patron d’Orange. Les opérateurs sont également accusés d’avoir coordonné leurs grilles tarifaires.
Ils auraient décidé “l’arrêt immédiat de ces échanges d’informations” fin 2003, alors que la DGCCRF, alertée en février 2002 par l’UFC-Que Choisir, commençait à avancer dans son enquête.
Pour Julien Dourgnon, directeur du service études et communication de l’association de consommateurs UFC-Que choisir, la situation n’a pas évolué et l’absence de réelle concurrence permet toujours aux opérateurs de pratiquer des “niveaux de prix excessifs” et de dégager des “marges anormales”.