Back from camden

2008

Retour sur Géraldine

Grande surprise hier dans Politiquement Show (LCI), Géraldine Muhlmann a cité Hayek. Non, vous ne rêvez pas. Suite à l’immense débat sur le pseudo-libéralisme de Delanoë qui secoue actuellement le PS, elle a regretté l’absence de profondeur des discussions. Avachi dans le fauteuil, un pied collé sur le rebord de la cheminée, sirotant mon Ice Tea Mangue, je l’ai écoutée dire que les socialistes devraient réfléchir au concept de constructivisme, et à un moyen de mettre en place la justice sociale en prenant en compte les critiques libérales de l’État. Que c’était beau. J’aimerais revivre ce moment mille fois. Tellement abasourdi, j’ai même cru qu’il s’était arrêté de pleuvoir l’espace de cinq minutes.

une définition locale : manganis

manganis
nom et adjectif
fém. manganisse
Expression d’origine varoise (Tonton Marcel), aussi répandue très localement dans certains bourgs des Alpes du sud.

Personne au raisonnement limité.

Familier: Faire le manganis; Espèce de manganis.
Synonymes: imbécile, débile, bas du front.

Le Printemps

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Marie Antoinette

Film réalisé par Sofia Coppola, avevc Kirsten Dunst dans le rôle de la dernière Reine de France (sniff).
C’est un film assez original. Un peu à la manière de Lost in Translation, de la même réalisatrice, il a quelque chose de spécial, probablement par la quasi absence de dialogues. Sofia Coppola sait très bien mettre en scène le silence. C’est, de plus, très bien filmé.
Le film se concentre particulièrement sur une période précise de la vie de Marie Antoinette: Son mariage avec Louis XVI et sa difficulté à devenir mère. Je n’ai pas grand chose à dire là-dessus. C’est un choix.

Malheureusement la musique est très décevante. C’est un mélange de chansons contemporaines, très tendance, citadines, gentiment techno ou bien pop-rock. Cela ne colle pas du tout. Je veux dire, je comprends l’intention au départ: Sofia souhaitait certainement que le contraste entre cette modernité et les images d’époque donne quelque chose d’unique et de qualité. Mais en même temps, c’est comme si elle avait voulu, consciemment, donner un caractère branché à son œuvre. Peut-être pour pouvoir continuer à courir les défilés de mode hype et autres tapis rouges cannois.
Le résultat est presque superficiel et bobo. De la posture. C’est bien dommage car Kirsten Dunst est magnifique à l’écran.

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OPA sur le libéralisme

J’avais déjà remarqué une certaine tendance chez les socialistes modérés à vouloir concilier socialisme et libéralisme.
Bertrand Delanoë a récemment remis le couvert dans son nouveau livre.
Il y pointe d’ailleurs, à juste titre, les travers bonapartistes de notre président, qui n’a selon lui, rien de libéral. Enfin, peu importe.

Revendiquant l’importance de l’impôt et la place de l’État, il nuance : «Ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le libéralisme au rang de fondement économique et même sociétal avec ses corollaires, désengagement de l’État et laisser-faire économique.»

Le maire de Paris dans la droite ligne blairiste. Utilisation du “libéralisme” pour séduire bobos et jeunes actifs. Il n’a pas tort, quand je vois le nombre de gars sur facebook se déclarant libéraux et passant néanmoins leurs journées au foyer social municipal. Le libéralisme est devenu tristement branché et tendance. Ils n’en retiennent que le côté libertaire, fumette et compagnie.
Ensuite, Delanoë a bien compris que seul un marché concurrentiel pouvait faire subsister une société étatisée telle qu’il la souhaite sans s’en cacher. Dans une vision purement utilitariste, il accepte juste ce qu’il faut de liberté – surtout sur le marché du travail – pour pouvoir financer ses folies dirigistes, un assistanat de masse, une déresponsabilisation généralisée. Comme nous le constatons en Grande Bretagne, cela donne une société économiquement dynamique mais socialement à la ramasse, culturellemment appauvrie, dépendante donc de politiciens tels que Bertrand Delanoë et sa clique d’esclavagistes.

Il se pourrait que quelques libéraux centristes se réjouissent de cette sortie, qui signifierait selon eux la fin de l’ostracisme du “libéralisme”. Pourtant, ces socialistes, en fin stratèges, ne font que se réapproprier ce mot à fin électoraliste, et, surtout, ils en dénaturent complètement le concept.
Je ne vois vraiment pas en quoi il faudrait s’en féliciter.

Rajout: Vincent Benard explique très bien dans un long article cet esclavagisme masqué:

La liberté selon Delanoë sert donc à créer des richesses pour que l’état puisse les prendre ! Le “libéralisme” de M. Delanoë est donc avant tout un utilitarisme : le libéralisme économique n’est dans cette perspective utile que parce qu’il permet à l’état de se servir une part dans un gâteau plus gros…

Il précise aussi dans l’article la différence entre laisser-faire et laissez-faire, que j’ai aussi évoqué dans le billet suivant.

Sarkozyste

Je me penche rapidement une fois de plus sur le phénomène actuel qu’est le sarkozysme, pour en relever quelques caractéristiques déjà connues de vous tous.
Le sarkozyste a une conception de la politique superficielle et momentanée. En informatique, on dirait que l’information qu’ingère le sarkozyste ne parvient pas à aboutir sur la mémoire permanente, comme sur un disque dur, mais se place seulement dans la mémoire vive. Il suffit d’éteindre l’ordinateur pour qu’elle disparaisse bel et bien. En temps sarkozyste, une bonne nuit de sommeil, plus une parution nouvelle de journaux du matin équivaut à un reboot de la machine.
Ce phénomène, aussi appelé double-pensée, est accentué par la présence continuelle et volontaire de Nicolas Sarkozy dans les media, pour dit-il, “occuper l’espace”. Ainsi, pas un jour ne doit passer sans qu’une annonce n’ait été faite par lui ou son équipe.

Tout ce système est regrettable au regard des derniers évènements qui secouent l’UMP et le gouvernement.
Patrick Devedjian, secondé par François Copé, se prononce par exemple pour l’abolition des 35h et une durée du travail purement contractuelle. Immédiatement l’équipe élyséenne réagit en affirmant le non-fondé de cette mesure. Autre exemple, Bercy autorise enfin le Red Bull à base de taurine. Tout de suite, Mme Bachelot s’indigne contre cette décision.
Tout cela pour dire que la France était à deux doigts de pouvoir entreprendre une réelle réforme en profondeur de son système économique et social décadent. Il semble en effet y avoir quelques bonnes volontés, conscientes des enjeux actuels, dans les milieux du pouvoir.
Ce n’est pas le cas de Sarkozy, dont les décisions présentes, dictées par son absence de colonne vertébrale, sa chiracisation en marche, ne font qu’affirmer, jour après jour, son exceptionnelle traîtrise vis-à-vis du peuple de France.

Bonifacio

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Typologie générationnelle

  • Années 70: génération débridée
  • Années 80: génération paumée
  • Années 90: génération pseudo-rebelle
  • Années 2000: génération décérébrée
  • Années 2010: génération lobotomisée ?
  • Années 2020: génération… citoyenne ?