Back from camden

2007

Cactus minus

J’ai rêvé de Bérénice cette nuit.

Je suis à présent dans une chambre avec une grande fenêtre en arc de cercle, typique, qui me donne un grand angle sur la rue. Les carreaux de verre sont barrés en diagonale de tiges en fer, ce qui donne un peu l’impression d’être en prison. Et on peut se demander aussi l’utilité de la chose.
Le voisin d’en face a une Maserati.

Je n’ai que peu d’ambition. Quelque esprit malin tel le mien mettrait cette lacune sur le dos de ma découverte du bouddhisme. Mais il y a d’autres manières de voir la chose.
En tout cas une Maserati flambant neuve est une des seules choses que je rêverais de posséder.

C’est un suburb assez classe, et très calme. Je suis content.

Une chose remarquable dans ce pays est l’impression que la température et l’air changent significativement à chaque changement d’endroits rapprochés, même d’une pièce à l’autre. Et cela peut être trompeur.

Par exemple, il y a toujours un léger vent dehors, que je vois à travers la vitre, qui me fait croire qu’il fait légèrement froid. Ce n’est qu’une fois à l’extérieur que je constate qu’il fait assez chaud pour ne pas prendre de pull.

Les Patriotes

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Film français, en même temps international, car se déroulant en France, en Israel, et aux USA. On y parle l’hébreu et l’américain. Le choix intelligent a été fait de ne pas doubler les dialogues.
Je l’avais vu sur Canal+ étant ado, je devais avoir 15 ans. Mais à l’époque je n’avais pas bien suivi, il m’avait semblé flou, je ne me souviens plus bien, j’avais du m’endormir vers le milieu. Enfin, je me souviens surtout que j’avais été marqué par Sandrine Kiberlain.

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C’est l’histoire d’un agent secret qui travaille pour le MOSSAD.
L’intrigue est divisée en deux parties successives, deux missions différentes. On pourrait dire qu’il y a trois parties, avec une introductive, étant l’initiation de l’agent. Mais je ne suis pas très chaud pour affirmer cela, je dirais plutôt que c’est une mise en bouche intéressante.
Les acteurs sont très bons. On peut regretter qu’Yvan Attal, le héros, ait des carences en articulation; on comprend mal ce qu’il raconte.

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Un élément fait que le film est légèrement bancal: L’américain au centre de la seconde mission est vraiment très naïf. On se demande comment on peut travailler à la NSA et être aussi benêt.
Cela reste néanmoins un bon film, pour son ambiance tranquille et son histoire intéressante.
Fiche IMDb

Soprano Home Movies

Episode 78 (Saison 6 Épisode 13)

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Je dirais que c’était très bien, j’ai apprécié cet épisode de reprise.
Edie Falco est formidable, au dessus du lot.
L’histoire est centrée sur la famille Soprano – la famille naturelle j’entends – et proche.
Reprendre la série, tant attendue, de manière si axée sur la famille et les problèmes psychologiques de Tony, fait passer un message, ou du moins tente de rappeler aux plus bourrins des téléspectateurs que The Sopranos n’est pas un film sur la mafia.

Il y a une chose qui n’a pas changé: Janice est toujours autant une plaie. J’en plaindrais Tony.

Le lac en bordure de forêt, avec la barque accrochée au ponton, où la petite famille passe le temps, me fait penser au Parrain 2. Facile.

Je sens au fur et à mesure de l’épisode que ça va péter, un clash va survenir. Donc je regarde avec appréhension. Car il y a toujours un clash avec Tony.

Edie Falco

Je souris, car c’est tellement excellent, presque les larmes aux yeux de plaisir; quand on est si proche de Tony depuis 7 ans déjà, il fait un peu partie de la famille. Et il est attachant.

Il y a un certain calme, un bonheur dans l’épisode, qui n’est pas normal.
La structure de l’épisode est classique, assez linéaire; plus surprenant, il n’y a pas d’intrigue annexe.

Un excellent épisode donc, alors que ce ne sont que des scènes de vie ordinaires. Cela peut surprendre. Je suis tellement accoutumé a Tony et sa famille que cette routine ne me choque presque plus.

Tony Soprano

Résumé de l’épisode [Fr]
Fiche HBO

Potentiel motif de divorce

Une interrogation a surgi dans mon esprit tel un pop-up: Quelle est la meilleure manière de faire découvrir Starwars à ses enfants?
Deux hypothèses: Suivre la ligne chronologique en allant du I au VI; ou en partant du IV jusqu’au VI, pour revenir sur I, II et III.

Quand j’ai découvert la Saga c’était en 89, la question ne se posait pas. Heureuse ignorance!

Depuis deux ans et le bouclage de la série, la question est devenue bien plus compliquée, et primordiale.
Car partir du I casse la révélation dans “L’empire contre attaque”, le “I’m your father”de Vador.

Et cela, je ne pourrais décemment pas l’accepter en tant que père.

(Différente formalisation de l’idée)

Le PS se rend (François Hollande: “J’aime les Riches”)

Ce matin le premier secrétaire du parti Socialiste a pris la parole sur Radio Spuntinu.
Dans un grand discours plein de franchise, c’est un François Hollande peu enclin au mensonge qui s’est exprimé, accompagné des idéologues du Parti, Lionel Jospin, François Peillon, et Jean Glavany. Le philosophe stoïcien du Parti, Jean-Luc Mélenchon, avait du malheureusement s’absenter.

Voici résumés quelques-uns des passages les plus marquants de son discours:

François Hollande a tenu à exprimer ses plus grands regrets à tous les français, pour les positions idéologiques du PS ces soixante-dix dernières années. Il a déclaré que c’était une erreur, qui, il l’espère, sera pardonnée. En effet, selon lui, les socialistes du XXIe siècle ont compris l’erreur d’analyse qu’ils entretenaient, en prônant l’égalité réelle plutôt que formelle des citoyens:

« Nous nous sommes rendu compte que notre politique n’a mené qu’à des désastres. Le collectivisme, d’une quelconque forme qu’il soit, crée une inégalité insurmontable entre les individus, aboutit à une concurrence naturelle amplement renforcée, et affaiblit les plus fragiles. Notre ligne, consistant en une défense des pauvres contre les nantis, n’est qu’illusion, et bâtie sur de mauvais fondements logiques.

Nous avons alors compris que la fracture sociale séparait non pas les riches des pauvres, catégories non fondées objectivement, mais les privilégiés en droit des autres. La division se fait en réalité selon les lois protégeant certains groupes d’individus, contrairement à d’autres.
Nous avons conclu que la concurrence naturelle des hommes entre eux est finalement préférable à sa réglementation, qui ne fait qu’empirer cette compétition. La nature de l’homme doit être respectée.
Partant, la concurrence nécessite une protection de la propriété privée et du libre marché.
Le combat des socialistes doit dès à présent se concentrer sur la mise en place d’une égalité en droit, et non pas à protéger des catégories de populations en opposition à d’autres.
Par conséquent, le système redistributif d’aides doit être abandonné car fondé sur le vol.

Nous laissons à Nicolas Sarkozy la “recherche de l’égalité réelle au détriment de l’égalité formelle”.

Électeur médian

Rediffusion de Politiquement Show sur LCI ce matin. J’avais raté hier des passages, occupé à fermer les volets de la maison. J’entends donc Patrick Buisson rappeler que l’électeur médian a aujourd’hui 50 ans.
Il n’est pas difficile de constater le conservatisme des candidats. Ne pas le voir serait au contraire inquiétant. Je n’avais pas analysé par contre, trompé par mon relatif jeune âge, que la moyenne d’âge des électeurs pourrait avoir une conséquence structurelle sur le discours des candidats. Pourquoi ceux-ci prendraient des risques en proposant des réformes alors que leurs électeurs ne pensent égoistement qu’à leur pension retraite, leur accès gratuit à l’hôpital et leur Citroën C4. Ils se foutent de réformer pour les jeunes. C’est le soixante-huitardisme dans toute sa splendeur.

En toute logique, il ne peut donc y avoir de réforme en passant par les urnes. Que peut-on faire alors. L’élimination de tous les gens âgés de plus de 50 ans étant d’emblée exclue, il ne reste plus qu’à attendre que la situation devienne explosive, et que les rentes ne soient plus payées. Là, les vieux auront gagné le pompon, et ils l’auront bien cherché. Je doute que la capacité de réforme soit alors renforcée, mais au moins, les coupables auront payé pour leur forfait idéologique.

Ça fait peur…

L’article dispensable du jour: Gare du Nord : l’échec de l’État

Je vais le résumer pour vous:

1er paragraphe: l’insécurité c’est pas bien.

2e paragraphe: l’État il est pas glop.

3e paragraphe: il faut faire quelque chose.

4e paragraphe: On a la solution, on va (ré)instaurer la police de proximité.

Avec des libéraux aussi langue de bois à la limite il n’y a pas besoin de socialistes.

La Nation contre les français

Il est quelque peu pénible d’entendre les candidats actuels tenter de se réapproprier le concept de nation à tout bout de champ.

Je lis même Alain Madelin, pour qui j’ai pourtant la plus grande estime:

Mais enfin, je suis ravi que l’orchestre du Titanic joue “La Marseillaise.

Je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas parce qu’on parle d’un sujet que cela suffit à faire renaître sa nature. Surtout quand une des candidates, partisane de la présence de drapeau tricolore obligatoire dans les foyers, se revendique de Diam’s la casseuse de voitures.
Je le dis tout net: ceci n’est pas ma France. C’est peut-être la vôtre, mais je vous la laisse bien volontiers. S’il vous sied de plaquer des mots aux concepts comme bon vous semble, libre à vous.

Je ne me considère donc plus français. Ce n’est pas tellement agréable mais c’est ainsi.

Nicolas Sarkozy a dit: “Si vous n’aimez pas la France, quittez-la.”
Bien. Si la france telle qu’il la considère est celle de la discrimination positive, de la dénonciation du libre marché, de l’Êtat fort, du flicage citoyen, alors je la quitte. Pas de problème.
Les gouvernants, quels qu’ils soient en l’état actuel des mentalités, ne peuvent régler le problème de la violence. Il faudrait à priori qu’ils en aient la volonté. Et toute l’intelligentsia, et le bon peuple de gauche, ne le veulent pas.

On viendra, au nom de cette nation refondée sur le socialisme et le républicanisme, à massacrer des français car ils ont voté Front National. Pour tenter de recréer une illusion d’”unité française”. Il faut bien un bouc-émissaire. Et ces mauvais votants, décriés par tous, sont la proie facile. C’est tellement évident que cela en crève les yeux.
Je n’arrive pas à l’expliquer clairement, c’est ce que je ressens.

Ne m’appelez plus jamais “France”.

La France elle m’a laissé tomber.

Ne m’appelez plus jamais “France”.

C’est ma dernière volonté.

J’étais la France. Qu’est-ce qu’il en reste ?
Un corps-mort pour des cormorans.