Back from camden

2006

Une excursion en haute platitude

Pourquoi publier cet article datant de 1986?
Il me vient de l’ami Sardanapale, qui, ne sachant pas où le publier, m’a gentiment refilé le bébé :-)
C’est vrai que c’est un bon texte de Simon Leys, auteur de l’essai monumental Les Habits neufs du président Mao, que l’on pourrait aisément qualifier de Revelien, et qui mérite bien d’être publié.
Alors comme ce blog est un véritable capharnaüm, pourquoi ne pas le faire ici…

suite

Libertariens

L’article de Pan d’aujourd’hui m’a fait penser à la vidéo suivante, qui traînait dans mon disque dur depuis presque deux ans.

Il s’agit du reportage sur les libertariens suisses évoqué dans l’entretien de Victoria Curzon-Price que présente Pan.
Dans l’interview le reportage est sauvagement coupé pour garder seulement le passage du stand de tir, qui fait passer les libertariens pour des fanatiques décérébrés.

Certes, le reportage entier est lui aussi loin d’être neutre, mais il est quand même un peu moins répugnant:

A quai

Balle

Un déjeuner bien intéressant

J’avais décidé de m’installer tout au fond de la salle lors du dernier repas, en réalisant trop tard que la porte des toilettes est toute proche. Cette fois, je me place un peu plus en avant, à proximité d’une colonne rouge à motifs chinois, typique de ce pays si mystérieux, à la fois par sa grandeur, la beauté de certains paysages, ses camps d’extermination, et son régime politique bicéphale.
Rapidement, à la vitesse de l’éclair, ah oui, comme nous reconnaissons bien là les serveurs de restaurants asiatiques, un panier de chips chinoises, dont j’ai oublié le nom d’origine, se retrouve devant moi. Je fonds dessus, sans oublier de commander immédiatement mon plat. En effet je ne désire pas m’apesantir sur un bout de papier dont je connais les moindres mystères. Le serveur est interloqué en reprenant son menu. Bien sûr, ce sera nems, et bun-bo. Simple et froid. Sans thé. Un hélicoptère passe au-dessus du restaurant et immanquablement je lève les yeux au ciel, tel un bovidé devant un troupeau d’écologistes randonneurs; avant de m’apercevoir que je suis dans une salle, coin fumeurs d’ailleurs, et le plafond est décoré de magnifiques sculptures maronnasses qui me donnent envie de pré-vomir mon repas.
Et puis, je me souviens des dires de ce matin dans la salle de conférence, j’ai bien rigolé, hahaha. Oui, quand ma collègue m’expliquait qu’à cause de l’habitude de son ami de prendre la douche avant d’aller se coucher, tous les soirs elle avait l’impression de faire l’amour à une bouteille de shampooing-douche FA senteur lavande.
Lorsque le bun-bo arrive je suis surpris de voir des nems dedans. Ces cons ont confondu le bun-bo avec le bun-nems!
Je vois alors ma vie défiler devant mes yeux, telle la fille de riche from Cali, très Elliséenne, lors d’une émission de télé-réalité dans le Colorado, qui s’aperçoit que la ficelle de son haut s’est détachée. Voilà. L’espace de cinq secondes je me demande si je vais manger ces nems du bun-nems, est-ce que j’ai bien articulé lors de la commande, est-ce la faute du serveur, demander à la fin du repas à ces non francophones une facture avec TVA est-il difficile, vais-je payer plus cher le bun-bo que le bun-nems, vais-je protester contre cet état de fait, quelles en seraient les conséquences, une attente prolongée du plat probablement, de quelle manière leur faire comprendre que je voulais seulement un bun-bo mais pas un bun-nems, mais bon, ne nous leurrons pas je les mange volontiers une fois ce laps de temps infime écoulé.
Je me tourne vers le bar du restaurant et crois soudainement regarder une statue, vêtue d’une robe jaune chinese-fashion, me disant que cet élément du décor était absent la dernière fois. Le temps de cligner des yeux, et oui, non, ce n’est pas une statue, mais une nouvelle serveuse. Comment fait-elle pour rester si immobile? Fait-elle du yoga tous les matins? Quel est son rythme de vie? Combien gagne t-elle? Est-elle heureuse, fait-elle des études, est-elle née en France?
Le bun-nems est très bon. Je prends un café, car je ne me vois pas résister au sommeil dans l’après-midi sans ce stimulant. D’un coup, quelqu’un derrière moi sort des toilettes un pistolet dans la main, tentant de m’assassiner. Je pense à la scène du Parrain, quand le fils (Al Pacino dans la vie) veut venger la tentative de meurtre sur son paternel. Heureusement le mythique aquarium chinois trône au milieu de la pièce, je me glisse derrière furtivement le temps d’entendre la vitre éclater et les poissons se répandre au sol avec de petits glops glops. Je sors mon M16 de ma poche et mitraille tous les alentours.
Je paye ma facture sans courage de demander d’y inscrire le montant de TVA, ce qui me permettrait d’économiser 14 euros divisés par 1.196 multipliés par ,196, ceci grâce à mon Amex, et finalement je sors conquérant de la salle. Les chinois me remercient pour ma gratitude.

Garbage trip

Cela fait un petit moment que je suis assez cynique et dénué d’émotions que je qualifierais d”humaines”, attitude que ne renierait pas un anarchiste de droite (pour évoquer seulement le cynisme) (et bien que je ne sois pas assez violent pour ce genre d’état d’esprit). Bon, je me suis toujours posé beaucoup de questions, sur un peu tout. Les réponses ont toujours été superficielles, mais suffisantes.
Ce qui a changé et qui provoque cet état A présent ma vie s’avère quelque peu moisie, et je ne vois plus vraiment ce qui pourrait changer ce que quelque auteur qualifierait de “tendance lourde”.
C’est pour cela que je regarde plus la télévision, des émissions stupides du genre Hollywood story sur Mel Gibson, ou bien d’autres où l’on explique les frasques des stars de Hollywood. J’ai eu l’occasion de tester “Made”, une émission sur MTV où un coach fait évoluer un/une jeune qui veut devenir branché/e. Dans l’émission d’aujourd’hui, une adolescente du Massachussets assez gauche et quelque peu moche voulait devenir Pom-pom Girl de l’équipe de son lycée. Bref, cette émission m’a fait rire. Peut -être à cause du prof gay super positif, ou du cobaye qui se viandait à chaque tentative de parvenir à son objectif si respectable. J’ai évidemment pensé à la chanson “Popular” de Nada Surf, si emblématique d’une jeunesse américaine.

J’ai eu aussi, autre moment décisif de ce week-end dément, quelque peu de la peine pour le pauvre Thomas Hugues dont l’interview illumine le TV Magazine de la semaine. Il y explique, d’un ton que l’on sent quelque peu dégouté, comment il s’est fait viré du mythique JT de cet été simplement parce qu’il était blanc. Il précise que l’on ne lui reprochait rien, que c’était un bon professionnel.
A présent il a préféré rester à TF1, où il a été augmenté de 10%. Il pense qu’il va avoir de nouvelles opportunités, qu’il va quand même réussir sa carrière. Je ne le pensais pas franchement sincère, c’est sûr, il se mentait à lui-même, tout cela m’a semblé réunir une forte dose de pathétique. Voilà, cette histoire m’a rendu triste.

(MAJ: Depuis il est tout de même parti sur iTélé.)

Hier soir, j’ai été un peu dégouté, car j’ai raté le concert de Beyoncé sur W9 (chaine que je vous recommande chaudement).

2006-03-25

Ce samedi je passe le temps sur le net à chercher des vidéos violentes des légers incidents parisiens (j’avoue que ça me fait bien triper). Je devrais en faire une récension, si j’étais plus motivé…
Autrement, j’ai pu tester mon nouvel APN à l’extérieur, le soleil ayant daigné se montrer.

A la neige

La Sapie