Je suis assez décontenancé par la circulation des automobiles ici, au Luxembourg. En effet, le système de routes me semble assez anarchique et, de manière seulement apparente, peu sûr, contrairement à la France, où les voies sont assez nettes et carrées ; ici on dirait que les routes ne savent pas où elles vont, qu’elles zigzaguent entre elles librement, il appartient à l’automobiliste de faire vraiment très attention, plus qu’en France. Il est possible d’admirer ce système comparativement au réseau français assez rigide, car la responsabilité du conducteur est mise en avant.
Eu égard à cette caractéristique, je m’étonne que les gens aillent si vite. Je présume donc qu’ils connaissent le chemin par coeur, étant des locaux. Logique. Ils n’hésitent pas à klaxonner un pauvre hère tel que moi qui débarque de sa lointaine province barbare, qui affiche humblement une plaque d’immatriculation allogène. Cela est peut-être dû, mais je ne le sais, à la prétendue xénophobie luxembourgeoise envers les français, mais ceci n’est que rumeur.
Le Boulevard Royal, voie principale de la ville, que l’on peut comparer au snob Cours Mirabeau Aixois, ou à la place de l’Eglise à Hérépian (Hérault, 34, 1500 habitants), est assez peu encombré*, sauf évidemment aux heures de pointe, où il devient un véritable capharnaüm. De plus, la gare routière, placée en contrepoint du Boulevard, vient compliquer les choses, les bus venant bloquer les véhicules légers. C’est encore une chose que je n’ai pas comprise, l’amour des bus publics, qui représentent je trouve une difficulté supplémentaire de se déplacer pour les voitures.
Les bus font chier, voilà, en résumé, ma pensée.
Un exemple en image:

Nous pouvons constater deux bus s’engeageant en même temps sur le boulevard, ce qui contrarie fortement la circulation routière.
A noter que bon nombre de voies sont à sens unique, ce qui oblige à faire des tours de ville pour chercher des places de parking.
Il faut ici évoquer le système de parcmètre discriminatoire; en effet, les résidents, bénéficiant d’un autocollant fourni par la municipalité, peuvent se garer toute l’année où ils veulent, alors que les étrangers doivent payer l’horodateur. C’est assez pénible pour un pauvre hère barbare tel que moi, qui s’est pris une amende il y a quinze jours de 24 euros, et qui depuis met sa voiture au parking privé.
Le centre même de la ville est principalement consacré aux piétons (un peu comme à Aix en Provence aussi); il n’y a pas grand chose à y voir, à part le palais impérial. Les places y sont dénuées de tout charme.
Ce n’est pas le cas de Gründ, le quartier en contrebas de la ville, piéton lui aussi, qui possède bien des atouts et a conservé de magnifiques bâtiments d’époque, des rues pavées, de grands parcs fleuris, qu’il est bon de visiter, de préférence accompagné.
Le quartier de l’Europe que l’on nomme Kïrschberg est en fait une interminable avenue de tendance architecturale stalinienne où, de part et d’autres, se succèdent de massifs immeubles administratifs hideux, des salles de sport, que sais-je encore. Une bonne note, par contre, est cette nouvelle salle de spectacle dont je ne me souviens plus le nom mais qui est absolument magnifique.
Au bout de cette très longue avenue qui pourrait accueillir chaque année des chars de tous les Etats d’Europe pour le Jour de la fête Européenne (une proposition pour nos eurocrates, je leur trackbacke mon billet), se trouvent un complexe cinématographique nommé “Utopolis” de dix salles, et un centre commercial Auchan.
La circulation automobile se fait sur double voies, limitée à 70 km/h, avec de nombreux feux rouges tout le long et des travaux qui perturbent l’équilibre général des routes. (fin de phrase étrange).
Pour conclure, je dirais que la circulation routière au Luxembourg est assez inintéressante, et c’est pour cette raison que je vous remercie d’être arrivé jusqu’ici.
Boulevard Royal encombré, 11H30 AM:

A l’arrière vous pouvez admirer une horrible oeuvre d’art qui ne se marie pas du tout avec les bâtiments alentours, qui sont laids eux-aussi.